Un nouveau décés dans le monde du cinéma bis et non des moindres, puisqu'il s'agit de la star des peplums, des films de ninjas et des westerns spaghetti. N'hésitez pas à aller voir ou revoir PERSÉE L'INVINCIBLE (1963) d'Alberto De Martino sur l'UFSF
Pour contrebalancer, je vous propose aussi HITMAN, LE COBRA (1987) de Godfrey Ho. (Merci à Eric pour le lien)
Extraits de l'article de Nanarland : Richard Harrison se voit proposer un contrat avec la firme AIP (American International Pictures), productrice de très nombreuses séries B d'action, d'aventures et de science-fiction. C'est ainsi qu'on le remarque, aux côtés de Charles Bronson et Vincent Price, dans Le Maître du Monde. AIP entretient des relations étroites avec l’Italie, important et co-produisant de nombreux films italiens. Sollicité par le producteur Italo Zingarelli, désireux de voyager et connaître de nouvelles expériences, Richard renonce à l'opportunité de devenir l'un des seconds couteaux d'Hollywood et préfère s'exiler en Italie, terre promise du cinéma d'exploitation, pour y tourner en vedette le péplum Le Gladiateur Invincible de Alberto De Martino.
Toujours demandé, Richard Harrison se produit même au milieu des années 1970 dans des films de Hong Kong, tournés par Chang Cheh pour le compte de la Shaw Brothers : La Révolte des Boxers, où il joue les guest-stars dans un rôle d’officier allemand, puis Marco Polo, le Guerrier de Kublaï Khan, mélange bizarre de vraie biographie de Marco Polo et de film de kung-fu, où le personnage de l’aventurier italien se borne dans la dernière partie à observer des combats d’arts martiaux. Il fait à cette occasion la connaissance de Godfrey Ho, alors jeune grouillot de la Shaw Brothers. Fatale rencontre, qui va plus tard lui jouer des tours…Notre ami tourne un peu n'importe quoi, n'importe où, avec n'importe qui : Orgasmo Nero de Joe D'Amato, qui use de la magie du montage pour rajouter une tonne de sexe dans un film érotique tourné à Saint Domingue, intégrant ainsi Richard dans un quasi-porno, ou Challenge of the Tiger (alias Dragon Bruce Lee alias Gymkata Killer) avec Bruce Le (qu'il rencontre par l'intermédiaire de Dick Randall), à l'occasion duquel il relaye même le co-réalisateur Luigi Batzella (encore lui) le temps de quelques scènes tournées en Espagne (dont une mythique partie de tennis où ce coquin de Richard échange quelques balles avec des joueuses seins nus filmées au ralenti). En 1983, il se rend aux Philippines où il devient la caution "tourné avec des stars américaines" de quelques productions fauchées de la firme Kinavesa / Silver Star que dirige le Chinois K. Y. Lim (avec l'adoubement complaisant de producteurs américains tels le tandem infernal Golan / Globus qui distribue ces sous-produits sur le marché occidental). Mis en boîte par Teddy Page ou Jun Gallardo, exploitant la mode des justiciers solitaires violents (Mon Richard chez les sous-Bronson), ou celle des héros patriotiques lâchés dans la jungle (Mon Richard chez les sous-Chuck Norris), le résultat est médiocre et rigolo.
Mais le pire est encore à venir. Au milieu des années 80, Godfrey Ho, autrefois assistant sur le tournage de Marco Polo, parvient à convaincre Richard Harrison de tenter l'aventure du film d'art martiaux hongkongais pour la firme IFD, dirigée par un certain Joseph Lai, aux méthodes quasi mafieuses. Le résultat sera une série de films de "ninjas" absolument ahurissants de nanardise (Black Ninja, Ninja Terminator, Ninja's Terror, Ninja Fury, Ninja Squad, Ninja Dragon...) fruit du montage pifométrique de vieux films asiatiques avec les scènes tournées par un Richard Harrison absolument pas concerné par ce qu'on lui fait tourner.
Et un film complet de Godfrey Ho sur YouTube pour finir :




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